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La filière verrière alerte sur les conditions de sa décarbonation

Douze grandes entreprises verrières françaises appellent l’État à mettre rapidement en œuvre le mécanisme européen de compensation des coûts indirects du carbone. Leur objectif : préserver la compétitivité d’une industrie engagée dans une transformation profonde de ses procédés, notamment par l’électrification des fours. La décarbonation du verre nécessite en effet des investissements considérables. Les industriels ont déjà engagé plusieurs …

La filière verrière alerte sur les conditions de sa décarbonation
Cette situation concerne directement les professionnels de l’agroalimentaire. Le verre constitue en effet un matériau stratégique pour de nombreux produits, notamment les bouteilles, pots et emballages alimentaires.

Douze grandes entreprises verrières françaises appellent l’État à mettre rapidement en œuvre le mécanisme européen de compensation des coûts indirects du carbone. Leur objectif : préserver la compétitivité d’une industrie engagée dans une transformation profonde de ses procédés, notamment par l’électrification des fours.

La décarbonation du verre nécessite en effet des investissements considérables. Les industriels ont déjà engagé plusieurs centaines de millions d’euros dans l’électrification et l’hybridation de leurs équipements, ainsi que dans de nouvelles technologies destinées à réduire leurs émissions de CO₂. Mais ces évolutions augmentent également leur exposition au coût de l’électricité.

Adopté par l’Union européenne en décembre 2025, le mécanisme de compensation des coûts indirects du carbone vise précisément à soutenir les industries électro-intensives confrontées à la hausse du prix de l’électricité liée au carbone. Plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, l’ont déjà mis en œuvre, alors que la France ne l’applique pas encore.

Un sujet directement lié à l’agroalimentaire

Cette situation concerne directement les professionnels de l’agroalimentaire. Le verre constitue en effet un matériau stratégique pour de nombreux produits, notamment les bouteilles, pots et emballages alimentaires. Vins et spiritueux, bières, produits alimentaires et boissons dépendent ainsi de la capacité de la filière verrière à maintenir une production compétitive en France.

La Fédération des Industries du Verre souligne d’ailleurs que près de 40% des bouteilles alimentaires utilisées en France sont désormais produites à l’étranger. Cette dépendance pose des questions de souveraineté, mais aussi de sécurisation des approvisionnements et de résilience des chaînes de valeur.

Pour les industriels de l’agroalimentaire, l’enjeu dépasse donc la seule décarbonation du verre : il s’agit de concilier transition environnementale, maîtrise des coûts et maintien d’une capacité de production française. Les signataires demandent ainsi une politique industrielle cohérente, capable d’accompagner la transition énergétique sans affaiblir la compétitivité de l’ensemble des filières utilisatrices du verre.

ParLa rédaction
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