Le sucre, toujours dans le coeur des Français !
agro-media.fr donne la parole au CEDUS qui présente les résultats de la 2ème Enquête Collective du Sucre-OpinionWay.
agro-media.fr donne la parole au CEDUS qui présente les résultats de la 2ème Enquête Collective du Sucre-OpinionWay.
« Deux ans après la publication d’une première enquête sur l’image et les perceptions du sucre, la 2ème Enquête Collective du Sucre-OpinionWay conforte le statut du sucre auprès des consommateurs : le sucre confirme la solidité de ses valeurs fondamentales -un aliment authentique auquel les Français sont très attachés- malgré un contexte anxiogène très présent au moment de l’enquête d’opinion.
Octobre 2011, les polémiques alimentaires (sucre, matières grasses) confortées par un contexte règlementaire renforcé, ont affecté l’image de ces produits de base, pourtant essentiels dans l’esprit des consommateurs pour le bon fonctionnement de l’organisme et l’équilibre alimentaire. Néanmoins l’image du sucre reste globalement bonne (6,3/10), et confirme ainsi sa position dans le trio de tête des aliments les plus porteurs d’image, aux côtés du lait et de la viande rouge. Une légère baisse de 0,2 est enregistrée par rapport à 2012. « Ce phénomène porte la marque du contexte particulier dans lequel a été réalisée l’enquête, commente Philippe Reiser, directeur des Affaires Scientifique du Cedus. Le débat intense qui a accompagné le projet de taxation des boissons rafraîchissantes, abondamment relayé par les médias, a renforcé la crise de confiance autour de l’alimentation qui règne en France, depuis plusieurs années sous l’impact conjugué des crises sanitaires et des alertes, au demeurant légitimes, sur la progression de l’obésité ».
Le Sucre : une alliance de goût, de plaisir et d’énergie
C’est bien le premier constat d’opinion que conforte cette enquête collective puisque les Français lient le sucre à des valeurs très positives, telles que l’énergie (90%), le plaisir (90%) et le goût (90%).
En effet, si le sucre est particulièrement apprécié des consommateurs parce qu’il apporte sa fameuse saveur sucrée en fonction de son mode d’utilisation (variétés, cuissons, etc.), il fournit avec d’autres glucides l’organisme en glucose, nutriment énergétique des fonctions musculaires et cérébrales.
Le Sucre « bon pour le moral » pour 82% des consommateurs
Aliment irremplaçable pour 66% des Français, il fait partie des ingrédients de base pour la cuisine pour 78% des sondés, et de première nécessité pour 67%. Cet attachement s’exprime également par l’appréciation du dessert qui, pour 65% des Français, continue à occuper une place importante dans les repas, même pour les personnes au régime. « 80% des sondés s’adonnent à la pâtisserie maison » précise Bertrand du Cray, directeur général délégué du Cedus. Sa place au sein d’une alimentation équilibrée est toujours bien reconnue par les Français (77%). Si les sondés sont convaincus que le sucre a toute sa place dans l’équilibre alimentaire (77%), ils sont également 75% à estimer que le goût sucré est un élément important dans une alimentation équilibrée et 64% le considèrent comme « bon pour la forme ».
Tous ces chiffres démontrent ainsi qu’en dépit d’un contexte peu favorable, leur attachement au sucre demeure une réalité fondée tant sur l’affectif que sur une connaissance objective du produit.
Le Sucre : un produit sain et d’origine naturelle
63% des Français s’accordent à dire que le sucre est un « produit sain » : son statut de produit authentique (74%) et son caractère naturel (pour 78% des répondants, le sucre est issu de la nature), mettent clairement en exergue le lien qui l’unit avec le monde agricole et végétal.
Cependant, une ambivalence persiste quant à sa nature. Ainsi il apparaît qu’une partie des Français le considèrent comme un « produit plutôt industriel » (48% en 2011 vs 42% en 2009) parce qu’il est, selon eux « traité / raffiné ». Or, cette confusion vient du fait que le terme « raffiné » est souvent mal compris des consommateurs, qui l’associent à une transformation « chimique ».
A l’origine du sucre de betterave, au XIXème siècle, le sens étymologique du terme « raffiné » renvoyait aussi bien aux raffineries (on ne parlait pas de sucreries à cette époque), où le sucre était séparé des minéraux et des matières colorantes, qu’à l’aspect « raffiné » de la consommation de sucre, qui n’était -par son prix- permise qu’à certaines personnes.
Aujourd’hui, le raffinage est uniquement utilisé pour le sucre de canne brut afin d’en obtenir dans une raffinerie un sucre blanc cristallisé, rigoureusement identique au sucre de betterave. En France, plus de 90% du sucre commercialisé est du sucre blanc de betterave (non raffiné) alors que le sucre blanc de canne (le seul sucre raffiné) constitue seulement 4% des sucres commercialisés. »
Source : CEDUS*
A propos du CEDUS : Depuis 1932, la filière sucre s’est dotée d’un organisme interprofessionnel pour assurer l’information et la documentation sur un produit agroalimentaire essentiel, le sucre. De la recherche à l’enseignement en passant par l’information, le Centre d’Études et de Documentation du Sucre (CEDUS) est toujours au service du consommateur .
Le Cedus a pour mission de répondre aux attentes de tous les publics concernés par la consommation et l’utilisation du sucre extrait de la betterave et de la canne à sucre :
- faire avancer les connaissances sur tous les aspects nutritionnels auprès du milieu médical ou paramédical,
- informer le grand public,
- enfin être un centre de ressources pour les professionnels, les enseignants, leurs élèves et les médias, sur tous les aspects du sucre : culinaire, technique, économique, gastronomique…
Dans le cadre de la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat, la France s’est fixé comme objectifs de …
Dans le cadre de ses engagements en faveur d’emballages circulaires, Mars Wrigley France lance un projet pilote d’éco-conception de son pochon M&M’s Choco …
Solutions alternatives au BPA : Où en est le marché ?
L’interdiction du BPA ne laisse pas les industriels sans solution. Les fournisseurs de matériaux et de composants développent déjà des alternatives destinées aux …
Après l’interdiction, le défi de la preuve : Comment sécuriser sa chaîne d’approvisionnement
Pour les professionnels de l’agroalimentaire, la question du bisphénol A ne s’arrête pas à la conformité de l’emballage acheté. Avec le renforcement du …
Du texte européen au contrôle en France du BPA : Ce que change le décret de juillet 2026
Le décret n° 2026-714 du 30 juillet 2026 ne modifie pas, à lui seul, les interdictions fixées par le règlement européen sur le …
L’industrie agroalimentaire n’a jamais été confrontée à autant de défis simultanés. Hausse des coûts de l’énergie, tensions sur le recrutement, exigences réglementaires toujours …
Entre nouvelles obligations environnementales, évolution de l’information des consommateurs, exigences renforcées en matière de sécurité sanitaire et multiplication des textes européens, la rentrée …
MCDA et inox : Pourquoi les fabricants d’équipements agroalimentaires doivent déjà préparer les exigences réglementaires de 2030
Lorsque les fabricants d’équipements en acier inoxydable évoquent la réglementation applicable aux matériaux au contact des denrées alimentaires (MCDA), la même remarque revient …
Alternatives végétales : Quelles opportunités pour les acteurs de l’agroalimentaire?
Pendant longtemps, le végétal a incarné l’un des segments les plus dynamiques de l’industrie agroalimentaire. Porté par les préoccupations environnementales, l’évolution des habitudes …
Financements publics : Ce que révèle le bilan 2026 des aides aux industries agroalimentaires
Entre modernisation industrielle, souveraineté alimentaire et transition écologique, les dispositifs publics ont mobilisé plusieurs centaines de millions d’euros en faveur des industries agroalimentaires …



Connectez-vous avec vos réseaux sociaux :