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Une enveloppe de 40 M€ débloquée pour soulager les excédents viticoles

Face à une conjoncture toujours dégradée dans la filière viticole, l’État active en 2026 une nouvelle aide exceptionnelle à la distillation de crise. Piloté par FranceAgriMer, le dispositif vise à résorber les excédents de vins rouges et rosés, particulièrement touchés par les difficultés de commercialisation. Financée à hauteur de 40 millions d’euros via la réserve de crise européenne, cette …

Une enveloppe de 40 M€ débloquée pour soulager les excédents viticoles
Financée à hauteur de 40 millions d’euros via la réserve de crise européenne, cette mesure entend retirer du marché une partie des volumes excédentaires pour les orienter vers des débouchés industriels ou énergétiques. Dans le détail, l’aide s’élève à 30 euros par hectolitre pour les détenteurs de vin et 3 euros par hectolitre pour les distillateurs.

Face à une conjoncture toujours dégradée dans la filière viticole, l’État active en 2026 une nouvelle aide exceptionnelle à la distillation de crise. Piloté par FranceAgriMer, le dispositif vise à résorber les excédents de vins rouges et rosés, particulièrement touchés par les difficultés de commercialisation.

Financée à hauteur de 40 millions d’euros via la réserve de crise européenne, cette mesure entend retirer du marché une partie des volumes excédentaires pour les orienter vers des débouchés industriels ou énergétiques. Dans le détail, l’aide s’élève à 30 euros par hectolitre pour les détenteurs de vin et 3 euros par hectolitre pour les distillateurs.

Le dispositif s’adresse à un large éventail d’acteurs : producteurs, caves coopératives, organisations de producteurs, négociants et négociants vinificateurs. Pour être éligibles, les opérateurs devront engager un volume minimum de 30 hectolitres, exclusivement en vins rouges ou rosés livrés en vrac, avec un titre alcoométrique d’au moins 11 %.

Le calendrier est resserré : les demandes doivent être déposées avant le 12 mai 2026 à 12h sur la plateforme dédiée de FranceAgrimer. Une fois validés, les contrats préciseront les volumes effectivement aidés, avec des opérations de collecte et de distillation devant être finalisées de manière à permettre le versement des aides avant fin 2026.

Un mécanisme de régulation est également prévu : en cas de dépassement de l’enveloppe budgétaire, un coefficient stabilisateur sera appliqué. Celui-ci réduira les volumes admissibles à la distillation, sans toutefois modifier le montant de l’aide par hectolitre.

Dans un contexte marqué par des stocks élevés et une pression accrue sur les prix, cette mesure apparaît comme un levier conjoncturel pour rééquilibrer le marché. Elle souligne aussi l’urgence, pour la filière viticole, d’engager des adaptations structurelles afin de mieux répondre à l’évolution de la demande et sécuriser ses débouchés à moyen terme.

ParLa rédaction
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