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La filière française de spiritueux réclame une stabilité fiscale pour préserver sa compétitivité

La Fédération Française des Spiritueux (FFS) appelle le gouvernement à garantir un cadre fiscal et réglementaire stable afin de soutenir une filière confrontée à un contexte économique particulièrement tendu. Entre la baisse persistante de la consommation en grande distribution, le recul marqué des exportations et l’augmentation des coûts de production, les producteurs estiment que de nouvelles hausses de fiscalité …

La filière française de spiritueux réclame une stabilité fiscale pour préserver sa compétitivité
Selon les données de Nielsen citées par la FFS, les ventes de spiritueux en grande distribution ont diminué de 2 % en volume et de 1,6 % en valeur en 2025, une tendance qui s’est prolongée au cours des cinq premiers mois de 2026.

La Fédération Française des Spiritueux (FFS) appelle le gouvernement à garantir un cadre fiscal et réglementaire stable afin de soutenir une filière confrontée à un contexte économique particulièrement tendu. Entre la baisse persistante de la consommation en grande distribution, le recul marqué des exportations et l’augmentation des coûts de production, les producteurs estiment que de nouvelles hausses de fiscalité fragiliseraient davantage le secteur.

Selon les données de Nielsen citées par la FFS, les ventes de spiritueux en grande distribution ont diminué de 2 % en volume et de 1,6 % en valeur en 2025, une tendance qui s’est prolongée au cours des cinq premiers mois de 2026. Si le circuit des cafés, hôtels et restaurants (CHR) affiche un léger rebond (+1,1 % en volume et +1,8 % en valeur), il reste insuffisant pour compenser le poids des grandes surfaces, qui représentent l’essentiel des volumes commercialisés.

La situation est d’autant plus préoccupante que les exportations, qui génèrent près de la moitié du chiffre d’affaires des entreprises du secteur, ont chuté de 17,4 % en valeur en 2025. Pour Thomas Gauthier, directeur général de la FFS, cette double contraction des marchés intérieur et extérieur met sous pression l’ensemble de la filière.

Augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie, des emballages et de la logistique

Les producteurs doivent également faire face à l’augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie, des emballages et de la logistique, tandis que la pression exercée par la grande distribution limite les possibilités de répercuter ces hausses sur les prix. Selon une enquête menée par la fédération, deux tiers des entreprises déclarent une dégradation de leur trésorerie.

Dans ce contexte, la FFS demande aux pouvoirs publics de préserver la stabilité fiscale à l’approche des discussions budgétaires et de simplifier certaines réglementations françaises et européennes relatives à l’emballage et à l’étiquetage. La fédération rappelle que les taxes représentent déjà près de 72 % du prix d’une bouteille de spiritueux vendue 18,50 euros en grande distribution.

Parallèlement, la profession poursuit ses engagements en matière de transition environnementale avec une feuille de route sur quatre ans consacrée à l’approvisionnement responsable, à la réduction de l’impact des emballages et à la préservation des ressources en eau. Dans un marché en pleine mutation, la filière entend ainsi concilier compétitivité, innovation et adaptation aux nouvelles attentes des consommateurs.

(Source : Fédération française des spiritueux (FFS), données Nielsen et Agence France-Presse (AFP))

ParLa rédaction
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