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Fralib : les salariés font de nouveau appel à la justice.

Les salariés de l’usine Fralib de Gémenos (13) ont décidé mercredi 7 mars de saisir la justice pour faire annuler le 3ème plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par Unilever.

Les salariés de l’usine Fralib de Gémenos (13) ont décidé mercredi 7 mars de saisir la justice pour faire annuler le 3ème plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par Unilever. En effet, après des mois d’affrontement, les salariés avaient obtenu en novembre 2011 gain de cause grâce à la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence d’annuler le 2ème PSE. Seulement, depuis, peu de choses ont changé. Les discussions et négociations entre la direction et les salariés n’ont pas abouti et Unilever a finalement proposé un 3ème PSE contesté. Pour la direction du site de production des thés Lipton et des infusions L’Elephant, « au terme de la procédure de consultation, Fralib a répondu avec des engagements très clairs sur le reclassement et la revitalisation ».

 

Cette fois, ce ne sont donc pas les postes proposés qui attisent la colère des salariés et des syndicats, mais la légitimité-même du PSE. Pour eux, la direction n’a pas respecté la décision de la cour d’Aix-en-Provence qui recommandait de « tout reprendre à zéro ». Ils estiment que la fermeture du site n’est pas inéluctable. « C’est certainement la première fois en France que l’on consulte les délégués non pas sur un projet de fermeture mais sur une décision déjà prise de fermeture », a estimé Olivier Leberquier, l’un des représentants de la CGT. Les délégués des salariés ont de leur côté considéré que « contrairement à ce que soutient la direction de Fralib, il ne ressort absolument pas des termes de l’arrêt rendu par la cour d’appel qu’elle était dispensée de reprendre totalement la procédure ou que cette juridiction avait consacré le bien-fondé et la légitimité du motif économique invoqué à l’appui du projet de fermeture de Gémenos ».

 

La direction affirme de son côté que le PSE n’avait été invalidé qu’en raison des reclassements proposé (dont certains en Pologne) et des mesures de revitalisation insuffisantes. Le 3ème PSE comporte donc de meilleures mesures de reclassement externe et un budget de revitalisation économique du bassin d’emplois augmenté de 50%, à 1,5 millions d’euros.

Les salariés croient toujours à une potentielle reprise de l’activité et ont signé une convention avec un repreneur local. Mais pour la direction de Fralib, ceci « est une impasse ».


Source : agro-media.fr avec AFP.

ParLa rédaction
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