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Bio : Un bond de plus d’un milliard d’euros en seulement 1 an

En France, le marché alimentaire bio connaît un succès spectaculaire. En 2018, il a atteint 9,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (soit +15,7 %), ce qui représente un bond de 1,4 milliard d’euros en seulement 1 an. Ce n’est pas pour rien que le pôle consacré à l’alimentation bio est le plus important de Natexpo, salon qui vient de …

Bio : Un bond de plus d’un milliard d’euros en seulement 1 an
En France, le marché alimentaire bio a atteint 9,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ce qui représente un bond de 1,4 milliard d’euros en seulement 1 an.

En France, le marché alimentaire bio connaît un succès spectaculaire. En 2018, il a atteint 9,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (soit +15,7 %), ce qui représente un bond de 1,4 milliard d’euros en seulement 1 an.
Ce n’est pas pour rien que le pôle consacré à l’alimentation bio est le plus important de Natexpo, salon qui vient de s’ouvrir à Paris jusqu’au 22 octobre. Avec plus de 600 exposants pour son édition 2019, c’est la plus grosse concentration de l’offre alimentaire bio pour tous les professionnels du secteur.
Son importance reflète le dynamisme du marché en France comme à l’international. Dans le monde, le marché des produits biologiques a presque quadruplé en 10 ans, atteignant plus de 80,2 milliards d’euros en 2015. Désormais, près de 5% de la consommation alimentaire des ménages concerne les produits bio. En 2018, plus de 9 Français sur 10 en ont consommé au moins occasionnellement et près des 3/4 consomment bio régulièrement – au moins une fois par mois (Source : Agence Bio). Parallèlement, en phase avec les envies de beauté au naturel et de bien-être des consommateurs, les compléments alimentaires en France représentent un marché de plus de 1,8 milliard d’euros (2017) en croissance de +5,8% en 1 an. «Et si le Bio devenait un «non label» et le process normal de fabrication du monde de demain dans un monde où la transparence produit devient la norme ? » s’interroge Alexis de Prevoisin, fondateur de retail-demain.com.

L’approvisionnement : Une question stratégique face à la hausse de la demande

«La recherche d’ingrédients constitue un vrai défi à relever pour les acteurs de la filière bio en Europe. Avec une consommation de produits biologiques en forte croissance, la question du sourcing devient stratégique pour l’ensemble des intervenants, que ce soit dans la recherche de nouveaux fournisseurs, le renforcement des relations existantes avec les partenaires ou la constitution de filières locales/nationales», explique-t-on à Natexpo où le pôle ingrédients et matières premières proposé permet aux visiteurs de nouer de nouveaux contacts pour consolider leurs approvisionnements.

L’innovation, au cœur du développement bio

Les matières premières et les ingrédients bio sont bien sûr au cœur de l’innovation et de l’émergence des tendances bio. Ce sont les moteurs du dynamisme d’une filière qui, depuis des décennies, joue un rôle d’incubateur et de diffuseur de nouveautés qui gagnent souvent l’univers conventionnel : grenade, aloe vera, baie de goji…
Protéines « alternatives », sans allergène, supers aliments, aliments et ingrédients fermentés, arômes biologiques sont les nouvelles tendances du secteur bio, étroitement liées désormais au commerce équitable, la traçabilité des origines ou encore à la constitution de filières. En effet, si le marché bio est en pleine explosion, au-delà du produit consommé, le consommateur est aussi très sensible aux initiatives écologiques, aux démarches éco-responsables, à l’engagement des entreprises à qui ils accordent leur confiance.
Le zéro gâchis, l’économie circulaire, les éco-innovations technologiques sont des sujets majeurs pour le circuit B2B2C – à fortiori pour tous les acteurs de la chaîne de valeur du bio. C’est ce que confirme Trend Sourcing qui a décodé les tendances clés Bio de l’année pour le salon Natexpo. « Aujourd’hui, le bio représente déjà 5 % des achats alimentaires des Français, mais l’engagement de chacun pour un futur durable ne cesse de s’amplifier, impliquant de nouvelles attentes et actions. Et de nouveaux sujets émergent quant au bio et à ses engagements – l’agriculture bio dans des serres chauffées, des fruits et légumes bio avec suremballage plastique… font débat car la demande de cohérence est là, en plus de la transparence » analyse Trend Sourcing. « La grande distribution suit désormais le mouvement et s’est engagée massivement dans le bio et le durable à l’instar de Carrefour avec sa campagne Act for Food et son engagement pour une agriculture raisonnée ». Par ailleurs, il apparait que l’engagement de transparence, de sain et de durable s’entend désormais sur tout le cycle de vie du produit, de l’amont à l’aval, incluant sourcing, formulation, packaging, etc. « Les marques réinventent leurs process de fabrication et leurs recettes pour gagner la bataille de la qualité : innocuité, efficacité, sensorialité et durabilité ! De nouvelles garanties toujours plus techniques émergent face à des consommateurs toujours meilleurs connaisseurs : En alimentation, de nouvelles revendications, sources de réassurance : « sans sucre inverti », « sans excipient de synthèse » ou encore « à base d’eau dynamisée », explique Trend Sourcing qui constate également la montée d’un mouvement anti-gaspi, zéro déchets. Une notion d’économie circulaire qui gagne en importance. Autre interprétation du zéro déchet : le vrac, qui réduit à néant le packaging et propose une nouvelle éco-expérience d’achat. Trend Sourcing relève également la montée du véganisme. « 
Le véganisme est désormais une réalité.
 Aux Etats Unis, 6% de la population s’identifie comme vegan, + 600% en trois ansxiv. En France, seulement 2,5% sont végans ou végétariens, mais on compte désormais 1/3 de la population comme flexitarienne, soit 23 millions de personnesxv. Ces nouveaux modes de consommation attirent l’innovation et la réinvention. Aux Etats Unis, le terme ‘plant-based’ gagne du terrain face au ‘vegan’ : plus de 80% des personnes interrogées préfèrent ce terme, car évocateur d’une alimentation plus savoureuse et positive, excluant les notions de privation et de polémiquexvi. Le ‘happy’ et sain toujours en valeurs cardinales de cette consommation green ou ‘veggie’. 
Vers des dénominations et des créations tout autant engagées mais également originales, goûteuses et positives. Création de nouvelles catégories alternatives et créatives, telles le Vromage ! 
 ».

Les Français veulent de la bio en restauration commerciale et collective

Avec en moyenne, 7 Français sur 10 qui sont intéressés par une offre d’aliments biologiques en dehors de leur domicile, la bio en restauration est en plein boom !
C’est au sein de la restauration scolaire que l’attente des Français est la plus forte avec 85% d’intéressés auprès des foyers avec enfants. 78% des Français souhaitent également avoir des produits bio au restaurant, 76% dans les hôpitaux et 74% dans les maisons de retraite.
Pour répondre à ces attentes, 45 % des établissements de restauration commerciale déclaraient utiliser des produits bio en milieu d’année 2018 (Source Agence Bio 2019).
Le marché est estimé à 452 millions d’euros HT d’achats de produits bio servis en restauration hors domicile dont 246 millions d’euros en restauration collective (chiffres 2017, soit +7% vs 2016) et 206 millions d’euros en restauration commerciale (+13% vs 2016). Il s’agit d’un marché qui possède un fort potentiel de développement (Source Agence Bio / ANDi mai 2018)

ParLa rédaction
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