L’ABEA embarque les entreprises agroalimentaires bretonnes vers l’usine du futur
A l’heure de la transition digitale, il est parfois difficile de se retrouver dans l’éventail des nouvelles technologies pour des structures industrielles, notamment pour les TPE-PME. IoT (Internet of Things), Intelligence Artificielle, robot ou cobot, big data… Les nouvelles technologies, parfois appelées technologies de l’usine 4.0 ou de l’usine du futur, se sont largement développées ces dernières années. Elles …
A l’heure de la transition digitale, il est parfois difficile de se retrouver dans l’éventail des nouvelles technologies pour des structures industrielles, notamment pour les TPE-PME. IoT (Internet of Things), Intelligence Artificielle, robot ou cobot, big data… Les nouvelles technologies, parfois appelées technologies de l’usine 4.0 ou de l’usine du futur, se sont largement développées ces dernières années. Elles représentent de formidables opportunités pour garantir les performances industrielles d’entreprises de toutes tailles en les faisant entrer dans l’ère digitale.
L’Association Bretonne des Entreprises Agroalimentaires (ABEA), premier réseau professionnel de l’agroalimentaire breton avec plus de 200 sites et entreprises représentées, se saisit du sujet. Entourée d’experts bretons du sujet (le cabinet Funae et la société Altenov), l’ABEA a lancé à Pontivy son programme Destination Usine 4.0. Co-financées par Breizh Fab, le programme de soutien aux TPE-PME de l’industrie bretonne, ces 5 journées ont permis à 15 entreprises de l’agroalimentaire breton (La Belle Iloise, Locmaria, Brasserie de Bretagne, Laïta…) de comprendre concrètement ce que sont ces nouvelles technologies, ce qu’elles offrent et surtout à quelles problématiques et enjeux elles peuvent répondre. «Les entreprises participant à ce programme sont très variées, tant par leur taille que par leur production, explique Emeric Bastid, DG du Pôle Végétal d’Agromousquetaires et référent sur la thématique Performance Industrielle au sein du bureau de l’ABEA. « Tout comme l’agroalimentaire breton est pluriel et compte des entreprises de toutes tailles, nous avons voulu monter un programme qui reflète cette diversité. Nous comptons ainsi des entreprises de taille intermédiaire mais aussi des jeunes pousses, évoluant dans des secteurs très divers » explique Emeric Bastid. « Derrière cette diversité, on a pu constater des problématiques communes comme l’automatisation du captage de données sur les lignes de production et de leur traitement mais également la montée en compétence des salariés et la réduction de la pénibilité du travail. Conserverie, producteur de bière, spécialiste des desserts ou de sauces, les différents profils des participants vont garantir la richesse et la complémentarité des points de vue. On a déjà pu constater que de nombreux adhérents partagent des problématiques d’automatisation du captage de données sur les lignes de production et de leur traitement » poursuit-il.
La formation pour accompagner le développement technologique
Pour animer les ateliers, l’ABEA s’est rapprochée du groupe Altenov Alliance Technologique et Innovation. Créé en 2017 par le rapprochement de plusieurs PME industrielles bretonnes indépendantes (OET, PGC, ID, CIP Automation, Build Data, FTCI), le groupe Altenov Alliance Technologique et Innovation concentre de nombreuses expertises et compétences en matière de technologies de l’usine 4.0 et accompagne ses clients au quotidien dans la mise en place de solutions technologiques.
« Notre premier marché est celui de l’agroalimentaire, raconte Hervé Lucas, directeur commercial et marketing du groupe Altenov, Alliance Technologique et Innovation. Nos clients sont très demandeurs de formation sur ces nouvelles technologies et nous avons l’habitude de les accompagner sur ces sujets. Quand l’ABEA nous a proposé de participer à ce programme collectif « Destination Usine 4.0 » nous avons tout de suite accepté. C’est une occasion unique pour nous aussi d’appréhender les enjeux et problématiques du secteur sur la thématique de l’usine du futur. »
Les experts du groupe sont intervenus lors des 3 premières journées avec des présentations et démonstrations de cobotique, d’IoT, de captage et de management de données, de MES, d’intégration robotique ou encore d’automatisation. Ces ateliers se veulent être concrets et au plus proches des préoccupations des dirigeants et des salariés pour permettre une compréhension et une mise en pratique rapide dans les entreprises. Ce programme collectif qui prendra fin à l’automne, se veut concret et au plus proche des préoccupations des dirigeants. « Ce sujet est crucial pour la compétitivité et la performance durable de nos entreprises. Le fait d’avoir atteint en peu de temps le nombre maximum de 15 entreprises constituant ainsi la première promotion en est la preuve » complète Emeric Bastid. « Notre volonté est bien sûr de pouvoir pérenniser ce type d’action en proposant de nouveaux programmes dès 2022 ».
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