Aller directement au contenu

PFAS : Un consortium de recherche accélère la recherche d’alternatives industrielles

La transition réglementaire autour des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) franchit une nouvelle étape avec la création d’un consortium de recherche Carnot dédié au développement de revêtements antifriction alternatifs aux polymères fluorés. Ce programme associe trois laboratoires du CNRS en Alsace, le Centre technique des industries mécaniques, ainsi qu’un industriel spécialisé, avec un objectif clair : accompagner les industries …

PFAS : Un consortium de recherche accélère la recherche d’alternatives industrielles
«Remplacer les PFAS ne consiste pas uniquement à changer de matériau. Il faut s’assurer que les solutions développées durent dans le temps et répondent aux contraintes réelles des applications industrielles. Nos travaux permettent de mesurer concrètement les performances et d’orienter les choix techniques du projet en apportant nos compétences tribologiques et d’ingénierie de surface reconnues, dans le monde des polymères et de l’industrie productrices ou utilisatrices de dépôts autolubrifiants», explique Fabien Lefebvre, Conseiller Scientifique à la Direction de la Recherche du Cetim.

La transition réglementaire autour des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) franchit une nouvelle étape avec la création d’un consortium de recherche Carnot dédié au développement de revêtements antifriction alternatifs aux polymères fluorés. Ce programme associe trois laboratoires du CNRS en Alsace, le Centre technique des industries mécaniques, ainsi qu’un industriel spécialisé, avec un objectif clair : accompagner les industries dans l’anticipation des restrictions attendues d’ici 2030.

Pour l’industrie agroalimentaire, la question dépasse largement le cadre des matériaux industriels. Les PFAS sont aujourd’hui identifiés comme des « polluants éternels » capables de migrer vers les denrées alimentaires. Ils peuvent provenir de multiples sources, notamment certains matériaux d’emballage, revêtements d’équipements ou procédés industriels, et leur présence dans l’alimentation suscite une vigilance croissante des autorités sanitaires et des consommateurs. La maîtrise de ces contaminations devient donc un enjeu à la fois réglementaire, sanitaire et réputationnel pour les entreprises.

Le consortium entend précisément répondre à ce défi en développant des solutions de substitution capables de conserver les performances techniques nécessaires aux environnements industriels exigeants. Les travaux couvrent l’ensemble de la chaîne d’innovation, de la conception de nouvelles molécules à leur transformation en matériaux exploitables, puis à leur évaluation en conditions réelles d’usage industriel. Trois thèses structurent ce programme de recherche sur quatre ans, avec l’objectif de déboucher sur des solutions industrialisables.

ParLa rédaction
Dossiers Thématiques
Dossiers d’Analyse

L'actualité en video

Send this to a friend