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Après la reproduction, le système endocrinien et le comportement des fillettes, le BPA nuirait aussi au foie !

Décidément, le bisphénol A (BPA) n’a vraiment pas bonne presse en ce moment.

Décidément, le bisphénol A (BPA) n’a vraiment pas bonne presse en ce moment. Après que des études aient démontré son impact négatif sur la reproduction des êtres vivants, sur le système endocrinien et sur le comportement des petites filles suite à leur exposition pendant la grossesse, c’est au tour de ses effets sur le métabolisme hépatique d’être dévoilés.

Ainsi, une étude publiée en octobre dans la revue Hepatology par une équipe de chercheurs du laboratoire de toxicologie intégrative et métabolisme (ToxAlim) de l’INRA de Toulouse (31) est la première à démontrer les effets du BPA sur le foie. Les chercheurs ont administré à des souris mâles différentes doses journalières de BPA (0, 5, 50, 500 et 5 000 µg/kg/jour) pendant 28 jours. Et les résultats obtenus sont très intrigants : les souris ayant ingéré 50 µg/kg/jour, soit la Dose Journalière Admissible (DJA) du BPA, ont stocké 50% plus de graisses (triglycérides) dans leur foie que des souris n’ayant pas eu de BPA.

 

Les scientifiques toulousains ne se sont pas arrêtés là : ils ont également étudié la réaction des gènes impliqués dans la synthèse de lipides chez les souris lorsqu’elles recevaient des quantités variables de BPA dans leur alimentation (0, 5, 50, 500 et 5 000 µg/kg/jour). Et à nouveau les résultats ont été très étonnants. Ainsi, la DJA (50 µg/kg/jour) a eu un impact presque aussi important sur l’activation de ces gènes que la dose de 500 µg/kg/jour. Par contre, la dose maximale n’a eu aucun impact ! Il semblerait donc bel et bien qu’en ce qui concerne le BPA, rien ne soit prévisible! Au contraire !

« Ces observations remettent en cause le dogme de la toxicologie classique qui fait que la dose fait le poison », a déclaré Pascal Martin, de l’INRA Toxalim. Scientifiquement parlant, le BPA présente des « effets non-monotones » de réponse en fonction de la dose administrée. En tous cas en ce qui concerne son action sur le métabolisme hépatique.

 

Les risques révélés par cette étude sont importants : « en soi, l’accumulation exagérée de graisses dans le foie ne constitue pas une pathologie grave, mais elle risque de favoriser l’émergence d’un diabète de type 2, la forme la plus répandue de la maladie », a expliqué le chercheur.

Un mauvais point de plus pour le BPA.

ParLa rédaction
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