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Aquaculture, le potentiel français à développer avec l’arrivée de la sole.

Cette semaine, un article des Echos revenait sur le développement de l’aquaculture en France.

Cette semaine, un article des Echos revenait sur le développement de l’aquaculture en France. Et notre pays, grâce notamment à ses instituts de recherche performants parmi lesquels l’INRA, l’IFREMER ou encore le Cemagref, est l’un des pionniers dans les techniques d’élevage marin. La maîtrise de la reproduction et de l’alimentation ont permis le développement en élevage des espèces les plus prisées par les consommateurs.

Malgré ce beau tableau, avec 7 000 tonnes de poissons marins par an produites en aquaculture, la France est loin derrière des pays comme la Norvège, où la production de saumons d’élevage atteint 900 000 tonnes par an. Dans un contexte où la demande des consommateurs en poisson se développe, avec une pêche qui ne peut pas couvrir la demande, il est donc essentiel pour la France de poursuivre ses efforts pour accroître sa production aquacole.

Sur les 40 élevages de poissons marins en France métropolitaine, 71% des tonnages produits sont soit du bar, soit de la dorade. Le saumon, le turbot, le maigre ou encore l’esturgeon suivent de très loin. Quant à l’élevage de la sole, de nombreux problèmes de reproduction persistent, avec une mortalité importante qui pèse sur les relations commerciales.

Le Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture, le CIPA, expliquait aux Echos ce phénomène : « les difficultés sont liées à l’adéquation entre l’alimentation proposée aux larves et la réalité de leurs besoins nutritionnels. La température de l’eau est aussi une question délicate ». Elevée dans le Sud-Ouest, la sole est essentiellement destinée au marché espagnol.

En raison des nombreuses contraintes qui limitent le développement des fermes aquacoles, la moitié des 600 millions d’alevins produits en France chaque année et dont la qualité est largement reconnue, est destinée à l’export. Par contraintes, on comprend les exigences réglementaires relatives à ce type de production, la vocation avant tout touristique du littoral français, et également les réticences des écologistes. Ces derniers restent très critiques quant à la pollution générée par les rejets des poissons, bien que la recherche ait permis de les réduire de moitié en vingt ans.

Dans les années 1990, la relance de l’élevage d’esturgeons en Aquitaine a fait de la France le troisième producteur mondial de caviar domestique. Pour les poissons d’eau douce, les 600 élevages français sont essentiellement consacrés à la truite, avec une production de 37 000 tonnes par an, truite qui a par ailleurs disparu de nos rivières, notamment à cause de la pollution.

ParLa rédaction
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