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Hexane et huiles alimentaires : Un rapport parlementaire sans alerte sanitaire mais aux recommandations contestées

Le rapport de la mission parlementaire sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires, publié fin janvier 2026, confirme un point essentiel pour les professionnels de l’agroalimentaire : il n’existe aucune alerte sanitaire liée à l’utilisation de l’hexane. Cette conclusion rejoint les évaluations scientifiques menées par les autorités sanitaires françaises et européennes depuis de nombreuses années. La …

Hexane et huiles alimentaires : Un rapport parlementaire sans alerte sanitaire mais aux recommandations contestées
La FNCG dénonce le poids accordé par le rapport à des analyses isolées, issues d’un laboratoire non accrédité selon cette dernière, ainsi que la mise en avant d’acteurs ayant un « intérêt économique direct » dans la promotion de solutions alternatives. Dans ce contexte, la profession appelle à s’appuyer sur l’expertise scientifique européenne et à éviter toute décision réglementaire non justifiée, afin de préserver à la fois la sécurité sanitaire et la compétitivité de la filière agroalimentaire française.

Le rapport de la mission parlementaire sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires, publié fin janvier 2026, confirme un point essentiel pour les professionnels de l’agroalimentaire : il n’existe aucune alerte sanitaire liée à l’utilisation de l’hexane. Cette conclusion rejoint les évaluations scientifiques menées par les autorités sanitaires françaises et européennes depuis de nombreuses années.

La Fédération nationale des corps gras (FNCG) salue ce constat, tout en exprimant de fortes réserves sur les orientations du rapport, jugées « inutilement anxiogènes ». Selon la fédération, certaines recommandations avancées ne reposent sur aucune démonstration scientifique solide et pourraient conduire à une surtransposition réglementaire spécifique à la France, au risque d’affaiblir durablement la compétitivité de la filière face à ses concurrents européens et internationaux.

L’hexane est utilisé depuis la fin du XIXᵉ siècle dans l’extraction des huiles végétales. Son emploi est parfaitement connu, strictement encadré et réglementé, notamment par la directive européenne 2009/32/CE et par l’arrêté français du 19 octobre 2006. Il fait par ailleurs l’objet de réévaluations régulières, dont la plus récente est conduite par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Dans son avis de septembre 2024, l’EFSA a volontairement retenu une approche extrêmement prudente, en évaluant l’exposition des consommateurs selon un scénario de « pire des cas », basé sur les limites maximales de résidus (LMR). Même dans ces conditions volontairement majorées, aucun risque sanitaire n’a été identifié, rappelle la FNCG. Les résidus éventuellement détectés dans les huiles sont très largement inférieurs aux seuils réglementaires, eux-mêmes fixés avec une marge de sécurité importante.

Pour la filière, le cadre réglementaire actuel protège efficacement les consommateurs. Les résidus d’hexane sont infinitésimaux, maîtrisés et sans conséquence sur la santé publique. Aucune donnée scientifique ne permet d’établir un lien entre la consommation d’huiles végétales et des pathologies telles que la maladie de Parkinson.

ParLa rédaction
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