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La taxe sur les boissons light fait débat.

Nous vous l’annoncions hier : les députés de la Commission des Finances ont adopté une proposition visant à étendre la taxe soda aux boissons light. La mesure a aussitôt fait débat.

Nous vous l’annoncions hier : les députés de la Commission des Finances ont adopté une proposition visant à étendre la taxe soda aux boissons light. La mesure a aussitôt fait débat.

  • Ainsi, le gouvernement a affirmé que ce n’était « pas son projet » et que cela « soulève des fragilités juridiques ».

Valérie Pécresse, la ministre du Budget, a expliqué : « le projet du gouvernement, c’est une taxe de santé publique sur les sodas avec sucre ajouté ».

  • Du côté des industriels, c’est la colère qui l’emporte.

Pour Jean-René Buisson, l’extension de la taxe sur les boissons contenant des édulcorants est du « n’importe quoi » et touchera en premier lieu les consommateurs « les moins aisés ». Il a ainsi déclaré à l’AFP : « c’est du n’importe quoi ! C’est la stigmatisation d’un secteur économique qui doit déjà faire face à des problématiques difficiles ».

L’élargissement de la taxe devrait permettre de rapporter plus du double du montant initialement prévu, soit 250 millions d’euros. Selon le président de l’Ania, cela correspond à une hausse de 8% des prix des produits de base, qui s’accumulera avec la flambée des prix du sucre. Finalement, « ce sont les consommateurs les moins aisés qui seront touchés. C’est le pouvoir d’achat qui est attaqué », s’est-il insurgé.

« On en a ras-le-bol de ces décisions brutales qui ne correspondent à aucune logique économique », a-t-il encore ajouté, affirmant qu’il y avait eu une « pagaille dans les motivations de cette taxe ». L’Ania envisage à présent de « vérifier la constitutionnalité » de la taxe et « examiner si elle est eurocompatible ». « Si ce n’était pas le cas, on envisagerait des actions », a menacé Jean-René Buisson. Il a également affirmé à nos confrères de La Tribune que « cette taxe est insupportable, nous tentons de la contester auprès de Bruxelles ».

  • En ce qui concerne les fabricants, ils défendent tous leurs intérêts.

Ainsi, Orangina ne peut que se réjouir que la taxe soit étendue, étant donné que la version initiale devait s’appliquer sur 90% de ses boissons contre 60% de celles de son plus gros concurrent, Coca-Cola ! Orangina plaide à présent pour un allègement de la taxe sur les boissons à base de fruits. PepsiCo, pour sa part, souhaiterait que la taxe soit divisée par deux pour les boissons contenant moins de 8 grammes de sucre par litre. Coca-Cola serait donc le grand perdant de cet élargissement.

Dans l’ensemble les fabricants restent muets, pour ne pas s’attirer à nouveau les foudres du gouvernement. « Nous ne faisons plus aucun commentaire », ont-ils déclaré. Alors que la moitié des recettes de la taxe environ servira à améliorer la compétitivité de l’agriculture, en baissant d’un euro par heure environ le coût d’un salarié agricole, le reste devrait aller à la sécurité sociale.

ParLa rédaction
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