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Les entreprises alimentaires françaises toujours en attente d’un projet de loi

Malgré des bons chiffres en matière d’emploi et d’export, la réalité économique et financière globale des entreprises alimentaires se détériorerait affirme l’ANIA. L’association fait allusion en 2017 à une forte baisse du taux de marge des entreprises alimentaires (-6 points en 10 ans) pour atteindre son plus bas niveau depuis 40 ans, et une production qui continue de reculer …

Les entreprises alimentaires françaises toujours en attente d’un projet de loi
« 90% des entreprises consultées ont besoin d’une hausse de tarif afin de conduire leur stratégie commerciale mais 47% ont finalement signé en déflation et si 37% ont obtenu une modeste hausse de tarif, elle reste toutefois bien éloignée de leurs besoin » indique l’ANIA.

Malgré des bons chiffres en matière d’emploi et d’export, la réalité économique et financière globale des entreprises alimentaires se détériorerait affirme l’ANIA. L’association fait allusion en 2017 à une forte baisse du taux de marge des entreprises alimentaires (-6 points en 10 ans) pour atteindre son plus bas niveau depuis 40 ans, et une production qui continue de reculer (-0,4% après -1,3% en 2016 vs +2,2% dans le reste de l’industrie).
En parallèle, les prix des produits de grande consommation alimentaire ont continué de reculer, pour une baisse totale de près de 4 points entre 2014 et 2017. «Une destruction de valeur liée directement à la guerre des prix que se livrent les distributeurs et qui représente une perte de près de 4 md€ pour la filière alimentaire depuis 2014» explique l’ANIA.
Cette année n’aurait pas fait figure d’exception, malgré les Etats Généraux de l’Alimentation et la signature d’une charte en novembre par tous les acteurs. «La consommation continue de ralentir cette année, s’inscrivant à + 0,8% (contre +1.4% dans le reste de l’industrie) 
et le pouvoir d’achat ne se joue donc pas dans le caddie du supermarché, qui aujourd’hui représente moins de 10% du budget des ménages! ».

47% des entreprises en déflation

Toujours selon l’Association, cette année encore «le climat des négociations s’est avéré catastrophique». Ainsi, selon le dernier observatoire des négociations commerciales de l’ANIA, au 5 mars 2018 : 90% des entreprises consultées avaient besoin d’une hausse de tarif afin de conduire leur stratégie commerciale mais 47% ont finalement signé en déflation et si 37% ont obtenu une modeste hausse de tarif, elle reste toutefois bien éloignée de leurs besoin.
Les entreprises alimentaires seraient ainsi plus que jamais en attente d’un projet de loi qui permettrait de rééquilibrer les marges sur l’ensemble des produits alimentaires dans le but de recréer de la valeur pour tous les acteurs de la filière, au bénéfice du consommateur.
«Il nous faut une loi qui rééquilibre le rapport de force entre 17647 entreprises, 500 000 exploitations agricoles, et seulement 4 centrales d’achats de la grande distribution qui détiennent 92% du marché… Une loi pour un juste prix des produits alimentaires et une meilleure répartition de valeur dans l’ensemble de la filière» conclut, Jean-Philippe Girard, président de l’ANIA.

ParLa rédaction
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