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Nutri-Score débarque en avril : Les industriels n’auront pas d’obligation

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé le nouveau système d’étiquetage qui sera apposé dès avril sur les produits alimentaires en grande distribution même si cette vignette reste facultative. « Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score. Cette vignette va du vert à …

Nutri-Score débarque en avril : Les industriels n’auront pas d’obligation
A partir d’avril, ce nouveau système d’étiquetage sera apposé sur les produits alimentaires en grande distribution.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé le nouveau système d’étiquetage qui sera apposé dès avril sur les produits alimentaires en grande distribution même si cette vignette reste facultative.
« Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score. Cette vignette va du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. C’est celle-là qui a donc été choisie » a déclaré la ministre au journal Le Parisien. Quatre pictogrammes ont été testés pendant dix semaines lors d’une expérimentation dans soixante supermarchés dès septembre. Il en ressort que la qualité du panier moyen d’achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score, un code couleur qui aide les consommateurs à mieux choisir les aliments en fonction de leur qualité.

Des réserves sur la pertinence de l’étiquetage

Le dispositif proposera donc cinq vignettes différentes, allant du vert à l’orange foncé en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas. L’objectif est d’inciter le consommateur à acheter moins d’aliments riches en gras, en sel et en sucre. Cependant, parce que la réglementation européenne ne permet pas de rendre obligatoire ce genre de dispositif, les industriels n’ont aucune obligation d’imprimer sur l’emballage de leurs produits le logo correspondant. 
De son côté, l’Anses, émet des réserves quant à la pertinence de l’étiquetage qui permettrait de diminuer certaines problèmes d’obésité et de diabète. De son côté, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a jugé cet étiquetage «trop stigmatisant». A cela Marisol Tourraine préfère répondre aux journalistes du Parisien Elsa Mari et Florence Mereo : « Je ne souhaite pas bannir le plaisir de manger et de partager. On a le droit à des excès, je ne vais pas mettre une étiquette sur de la crème au beurre d’une pâtisserie de quartier. Je veux seulement donner à chacun le moyen de choisir ».

ParLa rédaction
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