Plan Ecophyto 2018 : pas mal, mais « peut mieux faire ».
Le troisième Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du plan Ecophyto 2018 s’est réuni mercredi à Paris. Ce plan, qui vise à diminuer la dépendance des agriculteurs aux pesticides et qui a été élaboré dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et lancé en 2008, a été estimé comme « réaliste » par Bruno Le Maire.
Le troisième Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) du plan Ecophyto 2018 s’est réuni mercredi à Paris. Ce plan, qui vise à diminuer la dépendance des agriculteurs aux pesticides et qui a été élaboré dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et lancé en 2008, a été estimé comme « réaliste » par Bruno Le Maire.
A cette occasion, il s’est d’ailleurs réjoui : « il y a une vraie satisfaction concernant la baisse des ventes de substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques de 87% sur la période 2008-2010 ». De même, le recours aux méthodes alternatives comme l’utilisation de coccinelles contre les pucerons a augmenté de 65%.
Par contre, alors que la quantité de produits phytosanitaires vendue a diminué de 5% en 2010, le Nombre de Doses Unité (Nodu) vendues à des fins agricoles ou non hors traitement de semences a progressé de 2,6% entre 2008 et 2010, en grande partie à cause des herbicides.
Le ministre de l’Agriculture a déploré ce constat : « je ne suis pas satisfait de ce résultat. Il faut mettre la pression nécessaire pour que les résultats progressent. L’effort ne doit pas porter seulement sur les agriculteurs mais doit être collectif. Tout le monde doit s’y mettre ». Ainsi, il souhaiterait que les fabricants de produits phytosanitaires participent en mettant au point de nouvelles substances plus respectueuses de l’environnement.
Pour sa part, le Nodu des traitements de semence a diminué de 9% en 2010 après avoir fortement augmenté en 2009 à cause des fongicides. Les produits de biocontrôle ont été beaucoup plus utilisés : +65% entre 2008 et 2010.
Cependant, l’effet du climat sur l’utilisation des produits phytosanitaires est très important, et il faudra de fait étudier de préférence des chiffres établis sur plusieurs années, afin d’éliminer cette variable.
D’autre part, une campagne de communication afin de sensibiliser les agriculteurs aux dangers des pesticides va prochainement être lancée et se déroulera entre le 27 octobre et le 16 décembre 2011. Elle a pour slogan : « moins de phytosanitaires, c’est mieux pour notre avenir et c’est mon engagement ». Trois affiches traitant :
- de la formation avec le Certiphyto (qui concerne déjà plus de 800 000 professionnels du secteur et qui sera obligatoire en 2014),
- de l’adhésion aux réseaux de fermes Dephy (qui planchent sur la réduction des pesticides)
- et des bulletins de santé du végétal (un réseau d’épidémiosurveillance avec 3 000 observateurs sur 10 000 parcelles a ainsi été créé) paraîtront dans une soixantaine de journaux pour un montant total de 877 000€.
Des dépliants devraient également voir le jour.
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