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Viande : La filière bovine brésilienne boostée par l’embargo russe

S'il y a bien un pays à qui la crise ukrainienne et les sanctions envers la Russie profite : c'est le Brésil. Avec des volumes d'exportation qui explosent vers la Chine et la Russie, la viande bovine brésilienne ne connaît pas la crise.

Viande : La filière bovine brésilienne boostée par l’embargo russe
La filière bovine brésilienne cartonne en Russie et en Chine, là-bas, elle s’exporte par milliers de tonnes.

Selon l’AFP, les exportations de viande bovine en provenance du Brésil ont bondi de plus de 7 % en volume entre 2013 et 2014. En cause, la demande chinoise de plus en plus ciblée et l’embargo russe sur les produits européens et américains, qui profite aux professionnels de l’agroalimentaire brésiliens.

« L’industrie de la viande bovine brésilienne (…) enregistre une augmentation de la facturation de 10,87 % pour les ventes à l’étranger et de 7,09 % pour les volumes exportés entre janvier et septembre, en comparaison avec la même période l’an dernier », indique dans un communiqué l’Association brésilienne des industries exportatrices de viande, citée par l’AFP. Depuis janvier 2014, le Brésil a vendu 1,16 million de tonnes de viande bovine à l’étranger, notamment à deux Etats : la Chine et la Russie.

Une croissance chinoise favorable aux exportations

La demande pour la Chine a bondi de 9,12 % en volume soit 293 000 tonnes de viande bovine brésilienne qui rentre, en plus, sur le territoire chinois.

La Chine a également profité de cette nouvelle entente pour rouvrir son marché au bœuf brésilien et a levé l’embargo qui était alors en vigueur.

L’embargo russe profite au Brésil

Le Brésil a trouvé son nouveau meilleur client depuis que le reste du monde l’a sanctionné : la Russie.

En effet, le pays des Tsars n’achète plus de viande à l’Europe ni aux Etats-Unis depuis le début de la crise ukrainienne et le Brésil, qui ne s’est pas aligné, a vu ses volumes de vente augmenter de 5,13 % en volume depuis début 2014, soit 253 000 tonnes supplémentaires.

Reste à voir si d’ici la fin de l’année, l’embellie sino-russe se confirmera pour le Brésil. Affaire à suivre.

 

ParLa rédaction
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