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Emballages, les hypermarchés hors la loi.

Des « plateformes de déballage » permettant aux clients de se débarrasser, dès la sortie des caisses, des emballages et suremballages des produits qu’ils viennent d’acheter devraient être présentes depuis le 1er juillet dans « tout établissement de vente au détail de plus de 2 500 m² proposant en libre-service des produits alimentaires et de grande consommation ».

Des « plateformes de déballage » permettant aux clients de se débarrasser, dès la sortie des caisses, des emballages et suremballages des produits qu’ils viennent d’acheter devraient être présentes depuis le 1er juillet dans « tout établissement de vente au détail de plus de 2 500 m² proposant en libre-service des produits alimentaires et de grande consommation ». C’est du moins ce que prévoit la loi 2010-788 du 12 juillet 2010, plus connue sous le nom de Grenelle de l’Environnement. Or, le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid) précise qu’aucun des hypermarchés des distributeurs Leclerc, Auchan, Monoprix, Carrefour ou Casino n’a apparemment respecté cette obligation légale. Le Cniid critique : « l’inertie délibérée des géants du secteur montre leur mépris pour des mesures visant à les responsabiliser en tant que producteurs de déchets. Alors que ces groupes rivalisent d’inventivité pour nous convaincre de leur zèle et de leur engagement en matière de développement durable, leur attitude démontre simplement qu’ils se croient au dessus de la loi ». La FCD a immédiatement réagi en réfutant les accusations du Cniid et en précisant qu’une quarantaine de systèmes de récupération des emballages avait d’ores et déjà été mise en place dans certaines grandes surfaces.

Philippe Joguet, le monsieur Développement Durable de la FCD a également ajouté qu’une « étude est en cours de réalisation avec l’ADEME, Eco-emballages et le ministère de l’écologie » pour vérifier l’intérêt du dispositif. En effet, la FCD explique que les distributeurs ne récupèrent que peu d’emballages de qualité, souvent mélangés avec d’autres déchets qui les rendent impropres au recyclage. Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’écologie, estime pour sa part que la loi « n’est pas très claire », notamment concernant les organismes chargés de faire appliquer cette obligation et les sanctions encourues.

ParLa rédaction
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