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Œil pour œil, dent pour dent, si la Californie interdit le foie gras, boycottons les vins californiens !

Voilà en substance ce que préconise Philippe Martin, le président du conseil général du Gers (PS), suite à la récente entrée en vigueur d’une loi interdisant la production et la commercialisation de foie gras en Californie.

Voilà en substance ce que préconise Philippe Martin, le président du conseil général du Gers (PS), suite à la récente entrée en vigueur d’une loi interdisant la production et la commercialisation de foie gras en Californie. La raison invoquée par cet état américain : le gavage va à l’encontre du bien-être animal.

 

Dans une interview accordée au Figaro, Philippe Martin expose son plan : « J’encourage simplement les restaurateurs et les cavistes à ne plus […] proposer » de vin californien.

Pour lui, « la vision californienne est très éloignée de la réalité ! Le gavage n’a rien d’une torture, le tuyau ne force pas et ne blesse pas les canards. Il n’y a aucun dégât sur leur intégrité physique. Et puis tout de même, qu’un état qui pratique la peine de mort légifère sur fond de souffrance animale, c’est un peu étrange, non ?… La Californie n’a pas de leçon à donner à nos producteurs ».

 

Le discours est un peu paradoxal, en effet, mais satisfait les associations de protection animale. En revanche, les producteurs de foie gras locaux se sont indignés, et ont même assigné l’état de Californie en justice. Les producteurs américains et canadiens se sont réunis pour déposer plainte auprès d’un tribunal californien afin de faire lever l’interdiction des ventes de foie gras.

 

En France, la situation est identique : les producteurs sont fortement mobilisés alors que les associations se réjouissent. Par exemple, l’association L214 répond aux arguments de M. Martin sur le fait que le gavage n’est pas une torture en rappelant qu’un avis du Comité scientifique européen pour la santé et le bien-être animal (SCAHAW) avait mis en lumière des diarrhées et des halètements chez les oiseaux gavés, une mortalité multipliée par 6 (voire 10), ainsi qu’un risque de lésions de l’œsophage ou d’éclatement du jabot.

L214 a en outre rappelé que la filière française du foie gras se montrait « moins soucieuse du respect de la réglementation en vigueur et moins préoccupée d’éviter les distorsions de concurrence quand il y va de son intérêt », étant donné que « la majeure partie du foie gras continue en effet à être produite en France par des oiseaux gavés en cages individuelles, alors que celles-ci sont interdites dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2011 ».

 

Canard gavé

Canard gavé (source : L214)

 

Source : agro-media.fr avec AFP, Le Figaro (Léa Bénet), France 3 et le communiqué de L214.

ParLa rédaction
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