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Oeufs : Le SNIPO alerte sur la flambée des coûts de matières premières

Le Syndicat National des Industriels et Professionnels de l’Œuf (SNIPO) qui fédère les centres d’emballage d’œufs et fabricants d’ovoproduits français, représentent environ 90% des volumes commercialisés. Porte-parole de l’industrie française des œufs, le SNIPO s’inquiète de constater que 5 mois après leur première alerte quant à la flambée des matières premières composant l’aliment des poules pondeuses, «cette situation extrêmement …

Oeufs : Le SNIPO alerte sur la flambée des coûts de matières premières
Porte-parole de l’industrie française des œufs, le SNIPO s’inquiète de constater que 5 mois après leur première alerte quant à la flambée des matières premières composant l’aliment des poules pondeuses, «cette situation extrêmement difficile subsiste».

Le Syndicat National des Industriels et Professionnels de l’Œuf (SNIPO) qui fédère les centres d’emballage d’œufs et fabricants d’ovoproduits français, représentent environ 90% des volumes commercialisés. Porte-parole de l’industrie française des œufs, le SNIPO s’inquiète de constater que 5 mois après leur première alerte quant à la flambée des matières premières composant l’aliment des poules pondeuses, «cette situation extrêmement difficile subsiste». 

Entre avril 2020 et avril 2021, l’augmentation des cours a atteint 23,5% pour le tourteau de soja et 24,8 % pour le blé. L’indice du coût des matières premières entrant dans l’alimentation des poules pondeuses calculé par l’Institut Technique de l’Aviculture (ITAVI), affiche quant à lui une hausse de 25,5% sur les 4 premiers mois de l’année 2021 par rapport à la même période de 2020. «Cela représente une hausse de plus de 60 € par tonne d’aliment», explique le SNIPO. 

«Les centres d’emballage d’œufs et les fabricants d’ovoproduits supportent une large part de ses hausses»

Malheureusement, la situation ne devrait pas s’inverser au cours des prochains mois. En effet, un nouveau rebond est attendu et l’ITAVI projette une hausse de l’indice au moins jusqu’à juillet 2021 où il atteindra à nouveau son plus haut niveau historique. 

«Cette flambée entraîne une augmentation du coût de production de plus de 1 centime par œuf, soit 20 centimes par kilogramme d’œuf entier liquide ; et ce sur tous les modes d’élevage» explique le SNIPO. A cette situation déjà très inquiétante s’ajoutent des tensions récentes sur le marché des matières premières garanties «non OGM» qui induisent là encore des augmentations de coût. «Depuis 6 mois, les centres d’emballage d’œufs et les fabricants d’ovoproduits supportent une large part de ces hausses, qui pèsent sur l’équilibre financier des entreprises de façon difficilement supportable, jusqu’à en menacer leur pérennité. Aujourd’hui, ces entreprises sont en danger» affirme le syndicat. 

Le SNIPO demande une revalorisation du prix d’achat des œufs coquille et des ovoproduits à destination de la Grande Distribution, des industries alimentaires et du segment de la Restauration Hors Domicile. «Une indexation du prix de vente des œufs et des ovoproduits sur l’évolution du coût de l’alimentation des poules pondeuses, à travers la prise en compte de l’indice ITAVI dans les contrats, est plus que jamais indispensable. Pilier de la loi EG Alim, ce dispositif est le seul à même de garantir une juste rémunération de l’ensemble des maillons de la filière française des œufs» affirme le syndicat.

ParLa rédaction
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