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Pollutec [2018] : L’IAA, le secteur le plus énergivore

L’industrie est aujourd’hui le 3e secteur le plus énergivore derrière le bâtiment et le transport et représente 21% de la consommation totale d’énergie en France. Selon l’ADEME, il recèle un potentiel d’économie de 20%. Pour agir sur ces gisements d’économies d’énergie, plusieurs opérations sont possibles, mais beaucoup nécessitent des efforts et des délais de mise en œuvre hétérogènes pour …

Pollutec [2018] : L’IAA, le secteur le plus énergivore
L’agroalimentaire recèle un potentiel d’économie d’énergie de l’ordre de 25%. C’est dans l’agroalimentaire que se situe le plus fort potentiel de massification des opérations sélectionnées, soit plus de 65%.

L’industrie est aujourd’hui le 3e secteur le plus énergivore derrière le bâtiment et le transport et représente 21% de la consommation totale d’énergie en France. Selon l’ADEME, il recèle un potentiel d’économie de 20%. Pour agir sur ces gisements d’économies d’énergie, plusieurs opérations sont possibles, mais beaucoup nécessitent des efforts et des délais de mise en œuvre hétérogènes pour des impacts inégaux.

Quelles opérations efficaces à déployer dans l’industrie française ?

Effy et le cabinet ENEA Consulting ont réalisé une étude auprès de 500 industriels pour définir les opérations les plus efficaces à déployer dans l’industrie française. «L’objectif est de prioriser les actions d’efficacité énergétique pour agir efficacement et massivement» expliquent l’étude présentée au salon Energy Time, le 24 octobre dernier, dont
les résultats révèlent que pour être efficient, il faut cibler les opérations les plus rentables rapidement. «Les industriels n’ont pas tous les mêmes process, besoins énergétiques, équipements ou opportunités d’amélioration. Or, la logique de massification suppose une forte action de standardisation et le choix des opérations à fort potentiel doit faire l’objet d’une sélection soignée. Procéder au classement des actions d’efficacité énergétique dans l’industrie pour sélectionner celles à engager massivement relève d’une étude statistique rigoureuse, nourrie par une enquête au plus proche du terrain» complète le rapport. L’analyse portée par Effy & le Cabinet ENEA prend ainsi en compte ces éléments de différentiation.

C’est dans l’agroalimentaire que se situe le plus fort potentiel de massification des opérations

Pour chaque sous-secteur industriel, cette étude est basée sur 3 analyses complémentaires : la quantification des consommations énergétiques par usage, un état des lieux de la performance énergétique du parc d’usines concernées, et l’évaluation du gisement d’économie résultant de l’application d’un panel d’opérations standardisables, préalablement sélectionnées en fonction des retours d’expérience terrain. Ces opérations concernent notamment : la récupération de chaleur fatale sur un groupe de production de froid ou un compresseur d’air ; les systèmes de régulation d’un groupe de production de froid ; l’isolation des réseaux de vapeur ; l’utilisation de technologies électriques ou hybrides pour les presses à injecter. Trois secteurs se distinguent : l’agroalimentaire, la plasturgie et la parachimie. Sur les neuf secteurs étudiés, l’agroalimentaire ressort naturellement de l’analyse. Avec ses 17 000 entreprises et sa facture énergétique cumulée de 2,5 milliards d’euros ; il représente le secteur le plus énergivore du pays et recèle un potentiel d’économie de l’ordre de 25%. C’est dans l’agroalimentaire que se situe le plus fort potentiel de massification des opérations sélectionnées, soit plus de 65%. Les secteurs de la plasturgie 29% et de la parachimie 6% viennent ensuite.

La récupération de chaleur, un fort potentiel

Quelles opérations standardisables rapportent le plus d’économies d’énergie ? Sont-elles facilement transposables dans tous les secteurs ? Pour y répondre, Effy et le Cabinet ENEA Consulting ont interrogé 500 industriels et exploité les nombreux retours d’expérience. Parmi les actions phares, la récupération de chaleur sur un groupe de production de froid se distingue puisqu’ elle représente un très fort potentiel. Cette opération doit faire l’objet d’un effort de massification car elle capte à elle seule 70% des gisements d’économie d’énergies des opérations étudiées.
Vient ensuite la presse à injecter toute électrique ou hybride, et les systèmes de régulation sur un groupe de production de froid sont aussi massifiables avec, à la clé, des enjeux significatifs.

Se concentrer sur «l’essentiel» pour obtenir des résultats significatifs

«L’étude menée nous confirme qu’une démarche reposant sur différentes actions déployées massivement permet de générer fortement des économies d’énergie. L’accompagnement de nos clients suit cette logique de massification pour garantir des résultats rapides. Cette orientation permettra d’accélérer la mise en œuvre de la transition énergétique dans l’industrie», explique Edouard Jounet, Directeur Général du Groupe Effy.
• L’efficacité énergétique sera également l’un des enjeux mis en avant lors du salon Pollutec qui se déroulera du 27 au 30 novembre à Lyon Eurexpo.

ParLa rédaction
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