Avec sa nouvelle usine infantile de Créhen, Laïta vise les marchés internationaux
Après trois ans de travaux, Laïta vient d’inaugurer sa nouvelle unité de lait infantile et de poudre premium à Créhen (Côtes d’Armor). La mise en service de cet outil high‐tech est une étape essentielle dans le développement international de la 8e entreprise coopérative laitière européenne. L’investissement, d’un montant global de 80 millions d’euros, est un acte fort pour la …
Après trois ans de travaux, Laïta vient d’inaugurer sa nouvelle unité de lait infantile et de poudre premium à Créhen (Côtes d’Armor). La mise en service de cet outil high‐tech est une étape essentielle dans le développement international de la 8e entreprise coopérative laitière européenne. L’investissement, d’un montant global de 80 millions d’euros, est un acte fort pour la vitalité économique de l’agroalimentaire breton et l’avenir des exploitations laitières du Grand Ouest.
Un outil high‐tech
L’usine est un ensemble industriel high‐tech, inspiré des normes pharmaceutiques qui présente un niveau élevé d’assurance qualité, préalable indispensable à la fabrication d’aliments infantiles.
L’unité se compose d’une tour de séchage d’une capacité de production de 30 000 tonnes de poudre par an,
d’un atelier de conditionnement d’une capacité de 15 000 tonnes par an (en boîtes de 400 et 900 grammes),
et d’un laboratoire dernière génération.
Elle est le prolongement des outils de séchage de Landerneau et d’Ancenis. Le bâtiment en béton, dominé par la tour de séchage qui culmine à près de 50 mètres de hauteur, a été pensé pour faciliter le respect des règles d’hygiène et de sécurité.
L’air y est traité et adapté à la sensibilité de chaque zone de production. Le process, orienté produits, respecte l’intégrité des matières premières : mélanges, dosages, traitement thermique… Il répond aux plus hauts standards internationaux de sécurité alimentaire : conception hygiénique, nettoyabilité, gestion des risques de corps étrangers… Les fabrications, majoritairement des laits infantiles en boîtes mais aussi des poudres de lait premium, sont encadrées par un système qualité répondant aux cahiers des charges internationaux les plus exigeants. Un zoning strict a été établi selon la criticité des produits fabriqués, avec des tenues de travail spécifiques à chaque zone et des vestiaires adaptés.
580 000 analyses prévues en 2018
Des matières premières aux produits finis, en passant par les emballages, tout est tracé et contrôlé. Les protéines laitières, ingrédients sources majeurs, sont issues des fabrications de Laïta. Les analyses internes sont réalisées dans un laboratoire neuf, mis en service en mai dernier. Il est séparé des ateliers de production et équipé de matériel de dernière génération. La production de lait infantile nécessite des analyses physiques et microbiologiques nombreuses, précises et poussées.
Le premier travail, pour les équipes du laboratoire et de la qualité, a été de définir les plans de contrôle nécessaires à la qualification de cet outil qui traitera près de 580 000 analyses en 2018. Placé sous démarche d’assurance qualité ISO 17025, le nouveau laboratoire Laïta de Créhen espère obtenir l’accréditation Cofrac en 2019, gage de crédibilité pour les grands comptes internationaux.
Outre l’excellence sanitaire, Laïta a porté une attention particulière à l’éco‐efficience de sa nouvelle usine qui allie performances techniques et environnementales :
recherche de la meilleure efficacité énergétique dans le choix des sources d’énergie et des équipements avec, par exemple, la mise en place d’une Recompression Mécanique des Vapeurs (RMV), l’utilisation de filtres à manches pour limiter les pertes de matière en cheminée, l’installation de compteurs sur les flux principaux ;
préservation de la ressource en eau avec notamment des évaporateurs de haute technologie qui permettent de recycler les condensats de vapeur ;
tri sélectif et réduction des déchets.
Des process générateurs de valeur
L’unité Laïta de Créhen vient contredire l’idée selon laquelle l’agroalimentaire breton serait faiblement créateur de valeur. Le développement de lait infantile et de poudre de lait écrémé premium permet en effet une valorisation de la protéine de lait stable et moins sensible aux variations du marché mondial. Cet équipement industriel s’inscrit pleinement dans la stratégie de Laïta qui investit, innove et internationalise pour valoriser l’ensemble des fractions du lait. Il doit contribuer à la valorisation durable du lait des 3 250 exploitations collectées dans le Grand Ouest, au développement des emplois associés ainsi qu’à la vitalité des territoires breton et ligérien sur lesquels Laïta développe ses activités.
Conquérir des marchés porteurs
Le marché mondial de la nutrition infantile est en croissance. L’Asie, dont la Chine, reste le plus gros marché au monde pour le lait infantile en poudre. L’augmentation du pouvoir d’achat, le nombre croissant de mères actives et l’innovation font partie des facteurs majeurs qui conduiront le développement de ce marché sur cette zone. La qualité des laits infantiles d’origine européenne, et française en particulier, est reconnue et recherchée. Précisons qu’en octobre 2016 la filiale nutrition santé de Laïta basée à Ploudaniel (29), Even Santé Industrie, a obtenu des autorités chinoises compétentes l’agrément de produire des laits infantiles liquides pour la Chine. Elle figure ainsi parmi les 10 premières entreprises au monde à détenir ce sésame. Grâce à sa nouvelle unité de lait infantile, Laïta pourra également mieux accompagner sa filiale Régilait déjà implantée en Afrique et au Moyen‐Orient avec la marque France Lait.
Dans le cadre de la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat, la France s’est fixé comme objectifs de …
Dans le cadre de ses engagements en faveur d’emballages circulaires, Mars Wrigley France lance un projet pilote d’éco-conception de son pochon M&M’s Choco …
Solutions alternatives au BPA : Où en est le marché ?
L’interdiction du BPA ne laisse pas les industriels sans solution. Les fournisseurs de matériaux et de composants développent déjà des alternatives destinées aux …
Après l’interdiction, le défi de la preuve : Comment sécuriser sa chaîne d’approvisionnement
Pour les professionnels de l’agroalimentaire, la question du bisphénol A ne s’arrête pas à la conformité de l’emballage acheté. Avec le renforcement du …
Du texte européen au contrôle en France du BPA : Ce que change le décret de juillet 2026
Le décret n° 2026-714 du 30 juillet 2026 ne modifie pas, à lui seul, les interdictions fixées par le règlement européen sur le …
L’industrie agroalimentaire n’a jamais été confrontée à autant de défis simultanés. Hausse des coûts de l’énergie, tensions sur le recrutement, exigences réglementaires toujours …
Entre nouvelles obligations environnementales, évolution de l’information des consommateurs, exigences renforcées en matière de sécurité sanitaire et multiplication des textes européens, la rentrée …
MCDA et inox : Pourquoi les fabricants d’équipements agroalimentaires doivent déjà préparer les exigences réglementaires de 2030
Lorsque les fabricants d’équipements en acier inoxydable évoquent la réglementation applicable aux matériaux au contact des denrées alimentaires (MCDA), la même remarque revient …
Alternatives végétales : Quelles opportunités pour les acteurs de l’agroalimentaire?
Pendant longtemps, le végétal a incarné l’un des segments les plus dynamiques de l’industrie agroalimentaire. Porté par les préoccupations environnementales, l’évolution des habitudes …
Financements publics : Ce que révèle le bilan 2026 des aides aux industries agroalimentaires
Entre modernisation industrielle, souveraineté alimentaire et transition écologique, les dispositifs publics ont mobilisé plusieurs centaines de millions d’euros en faveur des industries agroalimentaires …



Connectez-vous avec vos réseaux sociaux :